"Jusqu’à l’adolescence, j’ai habité dans une grande ville d'Europe de l'Est, en face de l’entrée principale d’un très beau cimetière. Souvent je m’y promenais, et tous les jours je voyais passer des morts, selon le rituel orthodoxe, dans des cercueils ouverts, suivis par leurs proches pour un dernier hommage. Parfois même, et surtout lorsqu’il y avait une fanfare, j’accompagnais le cortège jusqu’à la tombe…"
"Le dessin a toujours été une de mes passions et passe-temps favoris. Dès mon plus jeune âge, des heures ont été consacrées à dessiner. A l’école, j’étais bon élève, mais tous mes cours en classe et mes devoirs étaient accompagnés du dessin que je faisais en parallèle. Les sujets de ces dessins étaient le plus souvent des personnages souvent bizarres dans des contextes que j’inventais. A la maison, je m’entraînais aussi à reproduire des portraits d’après des tableaux de maîtres anciens, photographiés en noir et blanc. Mais j’aimais surtout créer des scènes qui n’existaient pas."
"En vérité, après toutes ces années, les choses n’ont pas vraiment changé... Avec le temps, mes dessins en noir et blanc ont laissé de plus en plus la place à des peintures. L'élément narratif joue un rôle déterminant dans une grande partie de mes toiles et, l’exploration de l’interaction entre « réalité » et « sur-réalité » est dans une large mesure ce qui nourrit mon travail."
Justinian B. est essentiellement autodidacte ; il a également étudié l’histoire de l’art et les arts plastiques à l'Université du Québec à
Montréal, et lors d’un séjour en France, à Paris, il a découvert les techniques anciennes de peinture à tempera selon Andreï Roublev, utilisant des pigments en poudre et la détrempe à l'oeuf sur bois.
Justinian B. a trois cultures et trois terres d’attache. Actuellement, il partage sa vie entre la
France et le
Canada.